Vous êtes dans la rubrique : -Dictionnaire rétivien 

Publié le : 27 mai 2007
CAPUCINER

CAPUCINER : v. néologisme de Rétif qui ne semble attesté nulle part ailleurs que chez lui. Une capucinade est un prêche froid et médiocre, digne d’un capucin. L’exemple que donne le Littré pour ce mot est tiré du livre II des Confessions de Rousseau :

Débitant d’un ton de racoleur ses capucinades.

M. Parangon, pendant l’absence de sa femme, cherche à séduire toutes les servantes de sa maison, sans prêcher beaucoup, semble-t-il, et « capuciner » pourrait vouloir désigner son attitude hypocrite, dissimulatrice, alors qu’il va attaquer une fille. Pierre Testud remarque que ce verbe est toujours employé à propos de M. Parangon dans Monsieur Nicolas (MN, Gallimard, Bibliothèque de la Pléiade, t.I, p.379 n1)

 M. PARANGON (entrant et capucinant) - Vous voilà !

AIMEE (effrayée) - Quoi ! monsieur !... Prenez garde !... Ce jeune homme est là ! » (Le Drame de la vie, Acte IV des Ombres, sc.10, p. 55).

Cet article vous a été proposé par : Claude Jaëcklé Plunian




Imprimer cet article
envoyez cet article à vos amis
Envoyer cet article à un ami